Covid-19, que s’est-il passé dans les maisons de retraite belge ?

Covid-19, que s’est-il passé dans les maisons de retraite belge ?

Depuis le début de l’année 2020, le Covid-19 s’est rapidement propagé à travers le monde. Ce coronavirus extrêmement contagieux et virulent aurait été premièrement transmis à l’Homme dans un marché de Wuhan, en Chine. Et si le pays semble s’en sortir, malgré la recrudescence des cas, l’Europe, elle, est loin d’être sortie d’affaire.

En effet, dans nos pays européens ou le confinement a été en mis en place, le virus semble encore très présent. Notamment, avec plus de 7000 décès et presque 50 000 cas confirmés, la Belgique est proportionnellement l’un des pays les plus touchés de vieux continent. Malheureusement, le bilan est encore plus dramatique dans les maisons de retraite du pays, et il semblerait que de nombreuses défaillances du système soient en cause. Mais que s’est-il passé dans ces établissements ? Retour sur cette situation des plus désolantes.

Maison de repos et Covid-19 : où en sommes-nous ?

L’épidémie mondiale de coronavirus a créé une crise sans précédent, dont les conséquences sont désastreuses sur la population des ainés. Dans les maisons de retraite du monde entier, les bilans sont dramatiques. Mais il semblerait que le cas de la Belgique soit malheureusement un des pires. En effet, parmi l’énorme proportion de décès dus au Covid-19 dans le pays, on compte près de 70 % d’entre eux dans les maisons de repos. On estime donc a environ 4000 le nombre de décès dans celles-ci. Par ailleurs, selon les derniers résultats, presque 20% des résidents auraient été testés positifs au coronavirus.

Outre la vulnérabilité évidente de leurs résidents, les causes principales de ces chiffres alarmants seraient un manque de réaction des autorités, et de multiples dysfonctionnements dans le système. À l’heure actuelle, plus de 20 maisons de repos ont même dû faire appel à l’armée pour pouvoir faire face à la crise…

Décès en maisons de repos : pourquoi un chiffre si haut ?

corona virus

De l’équipement manquant

Depuis le début de la crise sanitaire, la réactivité des différentes administrations face à l’épidémie a été déterminante quant à la propagation du virus. Dans des pays extrêmement prévoyants comme Taïwan, par exemple, les chiffres sont des plus réjouissants. En effet, une dizaine de morts, seulement 500 cas confirmés, pour un pays comptant deux fois plus d’habitants que la Belgique. Il est donc évidemment que le meilleur moyen de limiter la transmission du Covid-19 est de prendre des mesures en amont.

Le problème des maisons de repos belges illustrerait donc malheureusement très bien ce propos. La problématique la plus souvent abordée sur le sujet concerne le fait que les maisons de retraite auraient manqué de protections. Le pays attendait apparemment une importante livraison de masques par un fournisseur étranger, en mars, mais il y aurait eu une rupture de contrat de dernière minute. Pourtant, de nombreuses entreprises européennes, comme gravoplaque.fr, ont redoublé d’efforts pour produire des masques et des visières pour limiter la contamination. Le problème des protections aurait donc pu être évité dès le début de la crise.

Une véritable pénurie de personnel

Ainsi, la situation des maisons de repos belges semble être accentuée par des problèmes de personnel. Les travailleurs du secteur de la santé, et notamment ceux des maisons de repos, sont les plus exposés au virus. De cette manière, le manque de protections adéquates a évidemment fait augmenter drastiquement le nombre de cas confirmés parmi le personnel soignant. Dans certaines maisons de repos, plus de la moitié des travailleurs sont contaminés, et les autres risquent de l’être également si la situation ne change pas. La pénurie de main-d’œuvre est d’ailleurs telle que certains malades préfèrent continuer à travailler, en redoublant de vigilance quant aux risques de contamination. D’autres institutions ont fait directement appel à l’armée pour leur venir en aide durant la crise.

Une mauvaise gestion en amont ?

L’autre problématique aurait été une mauvaise gestion des priorités. En effet, les gouvernements auraient concentré tous leurs efforts et finances sur les hôpitaux, au détriment des maisons de repos. Les différents Ministres de la Santé se seraient notamment préoccupés, en priorité, de limiter la surcharge de malades dans les hôpitaux. Au final, l’occupation des lits en soins intensifs dans les centres hospitaliers ne dépasserait pas aujourd’hui les 70 %.

Toutefois, pour atteindre ce chiffre assez positif, il a fallu refuser la prise en charge à hôpital de nombreux malades issus des maisons de repos. De ce fait, on peut évidemment se demander si des centaines de décès n’auraient pas pu être évités si ces personnes avaient reçu des soins en hôpital. Et si le gouvernement avait mieux géré la crise.

Un espoir d’amélioration ?

Cette situation dramatique dans les maisons de repos belge a évidemment alerté les populations et le gouvernement. Si on sait que la situation dans les centres pour ainés est complexe dans la majorité des pays, celle de la Belgique est véritablement problématique. Certains politiciens ont dénoncé le système de comptage des décès, qui globalisait à la fois les cas confirmés et les suppositions. Ils ont notamment déclaré que cette manière de procéder exagérait les chiffres réels.

Toutefois, si ce processus mène sans doute à des chiffres plus larges que la réalité, il est, pour beaucoup de spécialistes, la meilleure manière d’avoir un regard précis sur la situation.
Ainsi, le gouvernement a mis les bouchées doubles pour essayer de limiter la propagation. La semaine dernière, les maisons de repos ont notamment reçu dix fois plus de tests qu’auparavant, et de nombreuses mesures commencent à être mises en place. Il se peut donc que la Belgique réussisse, peu à peu, à remonter la pente. Néanmoins, il est évident que ces décisions auraient dû être prises en amont pour éviter un tel nombre de décès… Et que des comptes seront probablement à rendre.

Et pour le déconfinement alors ?

En ce qui concerne le déconfinement, les autorités belges ont annoncé son début dès le 4 mai. Si cette sortie du confinement se fait progressivement, de nombreuses mesures devraient être mises en place, à commencer par les mesures de protection obligatoires, comme le masque, et ce en tout temps. Car aujourd’hui, il n’est obligatoire que dans les transports publics ou quand la distanciation sociale ne peut pas être respectée, par exemple lors d’une réunion en entreprise.

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